Bilan de la réunion du CA du 16 juin

L’ objectif des locomotivés,  relocaliser notre alimentation :
« se nourrir au plus proche et nourrir nos plus proches ».

Le but des loco-motivés est la relocalisation écologique et équitable de notre alimentation quotidienne. Mais bien s’alimenter, cela signifie aussi manger des produits les plus sains possibles. Aujourd’hui, pour manger sain, chacun doit pouvoir reprendre le contrôle du lien : par qui est-il nourrit ?, avec quels produits ?, avec quelle éthique ?, avec quels intermédiaires ?, avec quelle marge ?

Pour les loco-motivés, relocaliser notre alimentation c’est forcément reprendre ensemble le contrôle du lien : le lien social, le lien économique, le lien à la nature…

Les premiers résultats : du lien social et un effet économique

Aux loco-motivés on parle donc « manger local ». Et finalement on se rend compte que la relocalisation de notre alimentation quotidienne signifie déjà pour nous la création de liens sociaux et de responsabilités : entre producteurs et mangeurs, entre mangeurs et producteurs, entre mangeurs et mangeurs, entre producteurs et producteurs, entre gens qui vivent sur un même territoire.
« Qui des loco-motivés n’a pas rencontré une nouvelle personne ?, qui ne s’est pas posé une nouvelle question sur son alimentation ?, qui n’a pas apprécié un des produits locaux ?, qui n’a pas découvert un produit, un producteur ? » Certains appellent tout cela le capital social, un capital qui compte énormément quand d’autres capitalismes s’effondrent.

Sur un plan économique, si les quelques 15 paniers hebdomadaires actuels se maintiennent et représentent pour chacun une relocalisation de son alimentation, cela représente à peu près l’équivalent d’un demi emploi producteur déjà refixé localement.

Donc rien que pour ça, ça valait le coup d’essayer, mais la question maintenant c’est « comment continue t-on ? »

L’ambition pour demain : pérenniser ce qui a été commencé

On l’aura compris, la réussite des loco-motivés ce sont des solutions alimentaires qui marchent, imaginées par les gens d’ici (et de là) pour les gens d’ici (et de là). Pour remplir cet objectif, pleins d’idées ont germées : groupe de cueillette, produits transformés, partage de jardins, récupération de denrées encore utilisables, rencontres et fêtes, …  Mais  le temps de bénévolat n’est pas extensible, il faut aussi être réaliste et se focaliser : réussir et pérenniser ce qui a été commencé.

Axe stratégique 1 : pérenniser les paniers locaux hebdomadaires

Les loco-motivés veulent donc améliorer, élargir puis pérenniser les paniers locaux hebdomadaires dans la mesure où ils facilitent la consommation locale et raccourcissent le lien entre producteurs et consommateurs. La question immédiate est le financement de la logistique et de l’animation nécessaires pour que cela fonctionne.

Cela amène plusieurs questions :

  • Comment financer ? Par des aides publiques ?, par une participation logistique au panier, par un % sur le prix de vente des produits ?
  • Vis-à-vis du producteur, les loco-motivés sont ils au moins aussi avantageux que d’autres circuits courts ?
  • Vis-à-vis du mangeur, les loco-motivés fournissent t-ils un service comparables à d’autres circuits courts ?

L’objectif est donc de résoudre ces questions pour le mois de septembre-octobre, d’en discuter avec tous les loco-motivés avant (rdv le 12 juillet !) puis d’élargir les paniers à d’autres lieux point relais quand nous seront prêts.

Objectifs quantitatifs pour décembre 2012 : 30 paniers réguliers répartis sur l’axe Flavin, Trémouille, Arvieu, Caplongue, Salmiech, Comps-la-grand-ville, Cassagnes.

Et après ? : si cette étape réussit, janvier 2013 pourrait faire naître de nouvelles communautés alimentaires ailleurs : à Rodez ? à Millau ? dans d’autres villages ?

Axe stratégique 2 : professionnalisation, financer l’animation ?

A la dernière réunion du CA, les membres présents, conscients du besoin pour la « professionnalisation des paniers », ont envisagé de financer du temps salarié pour remplir les missions de coordination, de logistique et d’animation des loco-motivés. Pour cela aussi, des décisions devront être prises en septembre. Néanmoins, nous devront veiller que l’énergie bénévole reste l’énergie privilégiée, surtout quand elle est disponible.