Thierry OLLITRAULT – L’Escargot des Sarradelles

Avant de se lancer dans la production d’escargots en 2011, Thierry travaillait dans un bureau d’étude. Après avoir repris des études agricoles et réalisé un mois de stage en Bretagne, il concrétise son projet avec la chambre d’agriculture. Thierry part trois mois à Besançon dans une école spécialisée dans cette production (il en existe seulement deux en France).

Installé à Ferrieu sur la commune de Flavin, Thierry élève l’Helix Aspersa Maxima appelé communément « gros gris » pour sa chair tendre et sa grosseur se rapprochant du Bourgogne, et l’Hélix Aspera Muller, appelé communément « petit gris » que l’on trouve de moins en moins dans nos campagnes du fait de son ramassage sauvage et non maîtrisé.

Il a installé quatre parcs en plein air équipés de structures en bois non traité qui offrent l’abri nécessaire aux escargots, sur 900m2.

Fin mars- début avril, Thierry et sa femme installent tout le parc, pour l’arrivée début mai des escargots. Ces derniers arrivent à Ferrieu à l’âge d’une semaine, et en provenance de Savoie.

Ils sont nourris avec du ray-grass italien, du trèfle blanc, du colza, du radis et des navettes fourragère, semés par Thierry, ainsi qu’avec des céréales (tourteau de soja, maïs, avoine, le tout sans OGM), du calcium et des protéines végétales.

Jusqu’à fin septembre les escargots grossissent, jusqu’au ramassage qui va durer trois ou quatre jours.

A la fin du week-end de ramassage, il peut y avoir jusqu’à cinq tonnes d’escargots !

Là, les gastéropodes sont mis à jeûner pendant 15 jours.

Ensuite vient l’étape de la transformation qui comprend l’abatage réalisé dans un laboratoire aux normes CEE (lycée La Roque), et la transformation qui se fait dans une cuisine agréée par la DGCSPP pour les plats cuisinés.

Les escargots sont conditionnés soit en conserve, soit frais ou congelés.

Thierry a créé plusieurs plats, des esc’apéro, des feuilletés … Il écoule sa production majoritairement grâce à la vente directe (65%), et le reste auprès de restaurants, ou de magasins. Thierry fait également les marchés d’été. Il a pour projet la vente en ligne sur son site.

http://www.escargotdessarradelles.fr/

Roland VIDAL

Roland s’est lancé dans l’élevage de poules pondeuses fin avril 2013 avec sa femme Christine qui travaille à l’extérieur, mais qui s’est beaucoup attachée à ces gallinacés !

Ils ont installé deux poulaillers de 95 et 140 poules chacun, et où elles sont sur caillebotis. Ces poulaillers, loin des bric-à-brac faits de bois et de tôle que l’on connait chez nos grands-parents, sont conçus en tôle isolée, avec des nichoirs troués pour récupérer les œufs directement dans un bac. On croirait jouer à la marchande !

Les poules sont en liberté, disposant d’un parcours de plus de 10 m² par poule, et sont rentrées le soir tombé.
Elles mangent 50 % de céréales (triticale, blé, seigle) que Roland produit, 25 % de maïs concassé non OGM qu’il achète ainsi que 25 % d’un complément à base de protéines végétales et de minéraux.
Roland achète les jeunes poules à Castes, entreprise basée à Mayran. Les poules peuvent pondre jusqu’à 18 mois.

La production est d’environ 180 œufs par jour.
Roland et Christine distribuent leurs œufs lors de petites tournées autour du Vibal et de Pont-de-Salars. Environ 50 % de la production est distribuée via les Loco-motivés. Christine et Roland prévoient d’installer un 3ème poulailler. Ce qui permettra une rotation idéale des parcours car il faut prévoir un vide sanitaire de 1 ou 2 mois entre chaque bande.

L’activité des poules pondeuse est complémentaire d’un élevage classique de vaches laitières.
Roland fournit son lait à Lactalis. Il fait parti du collectif « Lait de montagne », une association de producteurs du Massif Central. Il est adhérent à l’association mais n’y donne pas son lait. Ses 50 vaches produisent 350 000 litres de lait par an.
Roland souhaiterait passer en agriculture biologique. Une opportunité risque de se présenter avec la laiterie Sodiaal qui développe une collecte de lait bio pour la Chine.

Régine et Jean-Marie ALBARET

Régine et Jean-Marie Albaret, sont producteurs de fruits à Rivière-sur-Tarn.

Vous avez peut être eu l’occasion de déguster leurs premières cerises ?! Les vergers de Régine et Jean-Marie se situent sur 6 ha de pentes sur la rive droite du Tarn, près de Rivière-sur-Tarn, sous les falaises impressionnantes des Gorges du Tarn. Ils s’occupent aussi, d’ailleurs, des gîtes et chambres d’hôtes à Peyrelade.

L’exploitation va en diminuant actuellement, car Jean-Marie va prendre sa retraite dans 3 ans. Avant, ils faisaient partie d’une coopérative locale qui distribuait de grandes quantités de fruits, mais ils ont décidé de privilégier la qualité sur la quantité et de quitter la coopérative. Régine gère la vente directe de leurs fruits : la Maison Paysanne de Millau, les marchés  de La Primaube, de Saint Affrique, d’Espalion et de Montredon du Larzac. Une partie des fruits est achetée par un grossiste.

La vente des fruits s’étale de juin à août, avec d’abord les cerises, puis les abricots, enfin les pêches et brugnons. Ils emploient de la main d’œuvre saisonnière pour la cueillette, principalement des cerises (8 à 10 personnes pour 6 à 8 semaines), qui a toujours lieu la veille des livraisons et marchés. Ils ont aussi deux employés à temps partiel sur toute l’année.

Plusieurs variétés de chaque fruit sont cultivées afin d’assurer une bonne continuité d’approvisionnement. Les cerises et les abricots sont fournis dans des cageots de 2 ou 5 kilos, les pêches et les brugnons dans des cageots de 5 kilos. Les fruits, surtout les cerises, peuvent se garder bien au frais (16-18°C) pour 3 à 4 jours. Il n’y a pas de livraisons s’il pleut la veille.

En dehors de la cueillette, les travaux d’entretien s’étalent sur toute l’année : un léger travail du sol, un apport de fumier, une taille pour aérer le centre de l’arbre et favoriser ainsi l’apport de sève pour un fruit gros et juteux.

Avec 35 ans d’expérience, c’est en observant son verger quotidiennement que Jean-Marie arrive à n’intervenir que si c’est nécessaire. Il applique au maximum 4 traitements dans l’année, 2 traitements fongicides au cuivre en début et fin de saison et si besoin, un traitement insecticide pour lutter contre le ver de cerise lorsque la saison est trop pluvieuse. Tous les traitements sont ciblés – c’est-à-dire, ils ne sont pas appliqués systématiquement mais seulement lorsque les circonstances le nécessitent.

Lors des gelées tardives Jean-Marie et Régine restent dans le verger la nuit pour allumer des bougies afin de protéger les arbres, puis dès le début de floraison ils achètent des « ruches » de bourdons pour favoriser la pollinisation. Il y a aussi des nichoirs pour attirer les oiseaux qui protégeront les arbres des insectes nuisibles. Ils entretiennent ainsi un éco-système favorable aux cultures depuis plus de 30 ans.

Régine et Jean-Marie ont pris la décision de ne pas franchir le pas du bio pour deux raisons : les prix des fruits bio sont trop élevés pour bien se vendre et les rendements trop aléatoires. C’est le problème des mouches attaquant les cerises principalement, car il n’existe pas encore une lutte efficace autre que chimique – et on peut perdre la récolte entière. En ce qui concerne ce traitement, il n’est appliqué que lorsque le temps a été très humide au printemps et à 3-4 semaines de récoltes. Une analyse récente des cerises cueillies n’a révélée aucun résidu de cet insecticide.

Séverine et Charles PIOFFET – Naturellement Simples

Séverine et Charles Pioffet se sont installés à St Laurent-de-Lévézou il y a à peine une dizaine d’années, sur une friche d’un hectare. Ils bénéficient d’une belle vue et d’une exposition parfaite pour la culture des plantes aromatiques et médicinales. Le terrain est très en pente, dominé par un grand rocher contre lequel se blottit un petit bâtiment en pierres où est installé leur laboratoire. Le terrain a été aménagé en terrasses afin de permettre les plantations ainsi que l’installation de quelques bâtiments, dont une serre en dur.

Sur ce terrain, Charles et Séverine cultivent environ 500 espèces différentes, toutes en bio sous mention Nature et Progrès. Ils récoltent et sèchent sur place les plantes qui composeront les différents mélanges de tisanes à acheter sur place, par correspondance ou sur certains marchés. Ils préparent aussi des baumes, crèmes, huiles et vinaigres, par extraction et macération des plantes. Les plantes sont multipliées sur place et proposées à la vente. Par ailleurs, les Pioffet proposent des animations diverses, cours de cuisine avec des plantes sauvages et des visites guidées de leur exploitation.

Contact : Naturellement Simples, Le Cayla, 12620 St Laurent de Lévézou, http://www.naturellementsimples.com

Philippe PIARD – Les Vents Sauvages

L’activité, conduite en agriculture biologique, est basée sur la cueillette sauvage, dans des lieux non récoltés et sur la culture de petits fruits (cassis, myrtille, rhubarbe, framboise, groseille).

Tous les produits de cueillettes sont transformés dans des chaudrons en cuivre, pour fournir confitures, sirops, purées, riches en saveur. Dans les cultures de Philippe tout se fait à la main : fauchage, taille et récolte dans le silence des monts du Lévézou.

Romain HUMBERT – Les Cazelles Utopia

Avez-vous déjà goûté les délicieux pigeons de Romain ? En fait, c’est la première année qu’il en produit suffisamment pour fournir les marchés et les Loco-Motivés. Il a acheté les couples reproducteurs de pigeons avec tout le matériel pour élevage à l’ESAT de Millau qui fermait son atelier. Romain possède 8000m2 autour de sa maison avec des parcs clôturés et 1ha de prairie. Les 320 couples de pigeons sont élevés en volière avec 35 couples par compartiment. Les pigeons forment des couples à vie et s’occupent très soigneusement de leur petits – 2 à la fois, jusqu’à 10 par année. A l’âge de 28 jours les petits sont poussés hors du nid, mais toujours gavés par les parents. Romain les abat à 1,5 mois environ, lorsqu’ils sont assez développés. Les pigeons disposent d’une mangeoire, remplie une fois par semaine avec du maïs et un aliment complet (les deux garantis sans OGM), où ils se servent à volonté. Les pigeons de Romain ont des compagnons étranges dans les volières : des cochons d’Inde ! Ceux-là, apparemment, avec leurs cris, effraient les rats !

Les pigeons sont abattus et préparés dans un tout petit local, aux normes, habillé de rondins de bois. Romain se fait aider par sa mère pour plumer les pigeons, un travail très long et fastidieux – 20 min par pigeon avant qu’il soit prêt à la vente! L’abattage se fait la veille de la vente, selon les commandes.

Mathilde et Lilian BOUTET – Le Vezou de Brebis

Lilian s’est installé en 1997. Mathilde, quant à elle, s’est installée en 2011. Petit à petit, il a commencé à faire des fromages (20 pérails la première fois !). En 2003, il a repris la ferme de son oncle et c’est à partir de ce moment-là qu’il a développé l’activité de transformation avec la construction de la fromagerie en 2004. A présent, ils transforment 40 % de leur lait et vendent le reste à la laiterie. Ils emploient une personne qui travaille dans la fromagerie et réalise les marchés, notamment celui de la Place du Bourg à Rodez. Ils commercialisent aussi au travers d’épiceries, de restaurants (notamment le restaurant des sœurs Fagegaltier à Belcastel) d’un grossiste, d’un magasin situé à Laguiole (Les Gourmandises à Aubrac Lévezou) et bien sûr au travers des Loco-motivés !

Avec un peu plus de 900 litres, ils fabriquent 1 300 pérails, et ce, une fois par semaine. Ces pérails s’affineront pendant une grosse semaine avant d’être conditionnés et vendus. Ils fabriquent aussi de la caillée, de la tome et de la recuite. Tous leurs fromages sont au lait cru, seuls les yaourts sont pasteurisés.