Régine et Jean-Marie ALBARET

Régine et Jean-Marie Albaret, sont producteurs de fruits à Rivière-sur-Tarn.

Vous avez peut être eu l’occasion de déguster leurs premières cerises ?! Les vergers de Régine et Jean-Marie se situent sur 6 ha de pentes sur la rive droite du Tarn, près de Rivière-sur-Tarn, sous les falaises impressionnantes des Gorges du Tarn. Ils s’occupent aussi, d’ailleurs, des gîtes et chambres d’hôtes à Peyrelade.

L’exploitation va en diminuant actuellement, car Jean-Marie va prendre sa retraite dans 3 ans. Avant, ils faisaient partie d’une coopérative locale qui distribuait de grandes quantités de fruits, mais ils ont décidé de privilégier la qualité sur la quantité et de quitter la coopérative. Régine gère la vente directe de leurs fruits : la Maison Paysanne de Millau, les marchés  de La Primaube, de Saint Affrique, d’Espalion et de Montredon du Larzac. Une partie des fruits est achetée par un grossiste.

La vente des fruits s’étale de juin à août, avec d’abord les cerises, puis les abricots, enfin les pêches et brugnons. Ils emploient de la main d’œuvre saisonnière pour la cueillette, principalement des cerises (8 à 10 personnes pour 6 à 8 semaines), qui a toujours lieu la veille des livraisons et marchés. Ils ont aussi deux employés à temps partiel sur toute l’année.

Plusieurs variétés de chaque fruit sont cultivées afin d’assurer une bonne continuité d’approvisionnement. Les cerises et les abricots sont fournis dans des cageots de 2 ou 5 kilos, les pêches et les brugnons dans des cageots de 5 kilos. Les fruits, surtout les cerises, peuvent se garder bien au frais (16-18°C) pour 3 à 4 jours. Il n’y a pas de livraisons s’il pleut la veille.

En dehors de la cueillette, les travaux d’entretien s’étalent sur toute l’année : un léger travail du sol, un apport de fumier, une taille pour aérer le centre de l’arbre et favoriser ainsi l’apport de sève pour un fruit gros et juteux.

Avec 35 ans d’expérience, c’est en observant son verger quotidiennement que Jean-Marie arrive à n’intervenir que si c’est nécessaire. Il applique au maximum 4 traitements dans l’année, 2 traitements fongicides au cuivre en début et fin de saison et si besoin, un traitement insecticide pour lutter contre le ver de cerise lorsque la saison est trop pluvieuse. Tous les traitements sont ciblés – c’est-à-dire, ils ne sont pas appliqués systématiquement mais seulement lorsque les circonstances le nécessitent.

Lors des gelées tardives Jean-Marie et Régine restent dans le verger la nuit pour allumer des bougies afin de protéger les arbres, puis dès le début de floraison ils achètent des « ruches » de bourdons pour favoriser la pollinisation. Il y a aussi des nichoirs pour attirer les oiseaux qui protégeront les arbres des insectes nuisibles. Ils entretiennent ainsi un éco-système favorable aux cultures depuis plus de 30 ans.

Régine et Jean-Marie ont pris la décision de ne pas franchir le pas du bio pour deux raisons : les prix des fruits bio sont trop élevés pour bien se vendre et les rendements trop aléatoires. C’est le problème des mouches attaquant les cerises principalement, car il n’existe pas encore une lutte efficace autre que chimique – et on peut perdre la récolte entière. En ce qui concerne ce traitement, il n’est appliqué que lorsque le temps a été très humide au printemps et à 3-4 semaines de récoltes. Une analyse récente des cerises cueillies n’a révélée aucun résidu de cet insecticide.

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